Isaac Asimov

Ecrivain d’origine russe, Asimov possède également sa place bien en vue au panthéon de la science-fiction. J’ai eu l’occasion de le lire assez jeune, son style d’écriture étant très simple et dépouillé, mais pourtant clair et limpide, un style que lui-même qualifiait de « facile ». Mais d’expérience, écrire comme Asimov est en vérité très compliqué : Rédiger un long texte avec des phrases normales comme il le fait n’est pas aussi facile que cela en a l’air. Bref, il met en avant l’histoire avant tout, fondant son évolution sur les dialogues entre les personnages et élimine donc toutes les  fioritures qui alourdissent les récits.

J’ai longtemps qualifié Asimov de Dr Robot. Bon, c’est en biochimie qu’il possède un doctorat mais c’est lui qui a mis les robots sur le devant de la scène. D’ailleurs, on lui accorde la création du mot robotique. L’ensemble de ses romans sur ce thème forme une seule grande histoire  dans le temps : « Le Cycle des Robots ». C’est Asimov qui a inventé les trois lois de la robotique :

Première Loi : Un robot ne peut ni porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.

Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.

Et, à mon sens, le coup de génie est juste là. Si un robot va à l’encontre des ces lois, son cerveau positronique est censé se bloquer. Avec ces trois lois, les humains sont protégés en toute circonstance des robots qui deviennent de plus en plus sophistiqués et puissants dans Le Cycle. Ensuite, Asimov n’a plus qu’à créer des histoires où les robots agissent à l’encontre des lois, où les failles de ces lois, normalement infaillibles, permettent des histoires passionnantes. Les romans sont d’ailleurs souvent développés comme des enquêtes policières, permettant au lecteur d’essayer de comprendre les tenants et aboutissants en même temps que le personnage principal.

Le Cycle des Robots n’est pas le seul coup de maître sorti de l’imagination débordante d’Asimov. Il y a aussi le Cycle de Fondation. Là, on peut parler d’un Space Opera. D’ailleurs, cette série a reçu de nombreuses récompenses littéraires prestigieuses et beaucoup la qualifie comme la meilleure série de tout les temps.

Asimov introduit cette fois la Psychohistoire. C’est une science qui permet de prédire le futur d’une civilisation par le calcul des évolutions sociales. D’ailleurs, l’origine de cette science se trouve dans un roman du Cycle des Robots, c’est en effet le robot R. Giskard Reventlov qui l’a conçue et imaginée puis transmise au robot R. Daneel Olivaw  qui influencera Hari Seldon pour la rendre applicable. C’est deux robots sont donc un lien entre les deux Cycles d’Asimov.

Fondation débute dans la capitale d’un empire galactique sur le point de s’effondrer. Tout le monde s’accorde à dire qu’Asimov s’est inspiré de l’empire romain. Hari Seldon, professeur de son état, prédit la chute de l’empire grâce à la psychohistoire. Il sera alors exilé sur la planète Terminus d’où il mettra en œuvre son grand projet pour la sauvegarde du savoir et la reconstruction future d’un second empire : la fondation. A partir de là, on suit l’évolution de ce monde par centaines et milliers d’années, ce qui induit que les personnages ne « durent » qu’un chapitre au maximum et qu’il est donc difficile de s’y attacher. Le vrai personnage de Fondation et en fait… la Fondation, organisation politique et économique dont nous suivons l’évolution au fil du temps.

C’est vraiment un œuvre majeure de la science-fiction qu’il faut AB-SO-LU-MENT avoir lu. Isaac Asimov est vraiment incontournable 🙂

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