H.G. Wells

Herbert George (évidemment que H.G. ne tombe pas du ciel) n’est pas uniquement un écrivain de science-fiction même si l’évocation de son nom déclenche immédiatement chez moi le souvenir de la guerre des mondes ou de l’homme invisible. Mais ses écrits de satire sociale ou politique ne m’ont jamais intéressé autant que la machine à explorer le temps.

Les trois romans précités sont inspirés de Jules Verne et ont d’ailleurs tout trois été largement porté à l’écran avec plus ou moins de succès. J’avoue avoir une préférence pour l’attaque des tripodes sur Londres et il est difficile à notre époque de penser tripodes sans se représenter les machines exterminatrices, venues de mars, inventés par Wells. Quand j’explique que je suis fan, que dis-je, adorateur d’idées, celle qui clos leur attaque sur la Terre est d’une simplicité mais d’une efficacité qui me rends pâle de jalousie, et force mon respect. Ces Martiens, supérieurs en tous points, sur le point de nous asservir, terrassés par les microbes et virus pour lesquels nous avons développé des immunités aux fils des siècles !! Génialissime !!

Je ne peux d’ailleurs pas parler de la guerre des mondes sans mentionner la légende urbaine du mouvement de panique qu’Orson Wells aurait déclenché en 1938 avec l’adaptation radiophonique du roman de Wells. Bien sûr, certains esprits se sont laissés berner en se figurant une réelle attaque martienne, mais de là à imaginer une Amérique entière prise  d’affolement entre également dans la science-fiction qui alimente le mythe de la guerre des mondes.

Je ne vais pas m’étendre sur l’homme invisible, l’association de ses deux mots laisse à chacun toutes les possibilités qui les accompagnent  (qui n’a jamais joué au jeu de “si tu étais invisible, tu ferais quoi ?”) pour me pencher quelques lignes sur la machine à explorer le temps. Dans l’univers de la science-fiction, qu’il soit écrit ou mise en image, personne n’a osé aller aussi loin que Wells. On imagine tous aller “voir” l’évolution de notre monde dans dix ou vingt ans, cent ou deux cent pour les plus téméraires. Non, H.G. Wells va directement en 802701, pourquoi pas. Et la société qu’il y rencontre, aussi injuste qu’elle semble être, fonctionne parfaitement jusqu’à l’arrivée de notre héros du XIXème.

La science-fiction ne serait pas ce qu’elle est sans ce père fondateur qui a été à l’origine de nombreux émules, je ne peux que vous conseiller de relire ses écrits.

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